Depuis plusieurs semaines, des milliers de dossiers sont entassés en attente de traitement, avec des retards importants sur le paiement des allocations de chômage.
Ces allocations chômage impayées ont des conséquences dramatiques pour des milliers de familles qui comptent dessus pour régler les factures, payer le loyer ou tout simplement se nourrir.
Encore une fois ce sont les plus fragiles qui trinquent.
Cette situation désastreuse trouve ses origines dans les premiers effets déstabilisateurs de la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC (Pôle Emploi) et du sous effectif actuel et déjà dénoncé maintes fois du service public de l'emploi avec un personnel submergé par les milliers de chômeurs qui arrivent en conséquence de la crise financière sur l'emploi et les centaines de milliers de chômeurs prévus pour 2009 ne vont pas arranger les choses .
Les quelques mesures prises dernièrement, tel que l'embauche de 200 CDD, les heures supplémentaires effectuées et les antennes Pôle Emploi provisoirement fermées pour faire face à ce raz de marée sont loin de pouvoir répondre à la crise.
Pour le Comité National CGT des privés d'emploi et précaires, ce constat est d'autant plus préoccupant, s'ajoute à cela :
Pour la CGT chômeurs et précaires il est impensable de laisser s'installer la double peine : « sans travail » « sans revenu ».
Dès le mois de novembre 2008, le Comité National CGT des privés d'emploi et précaires, interpellait la Ministre de l'économie, des finances, et de l'emploi, Madame Lagarde, pour demander que des mesures exceptionnelles soient prises immédiatement pour que plus un allocataire des ASSEDIC demeurent plus longtemps sans moyens de vivre
A ce jour aucune réponse ne nous est parvenue alors que cette situation devient insoutenable pour de nombreuses familles.
Il nous faut passer à la vitesse supérieure !
Les privés d'emploi et précaires en ont assez de prendre des coups sur la tête, d'être les laissés pour compte quand les problèmes surgissent.
Des milliards d'euros sont distribués aux banques, aux entreprises, on nous parle de plans de relance mais on nous laisse crever lentement avec des salaires ou des indemnités qui quand elles sont versées nous permettent à peine de survivre.
Ce gouvernement ne fera rien pour nous : Pas d'augmentation du Smic, pas de propositions concrètes pour les chômeurs et précaires si ce n'est la suppression de l'allocation de fin de formation ou la suppression de l'allocation équivalent retraite, la perte de 7 à 9 mois d'indemnités chômage pour certain si la nouvelle convention chômage est appliquée, pas de revalorisation des allocations chômage, alors que notre pouvoir d'achat fond à vue d'œil.
Arrêtons de nous laisser faire !
Le Comité National CGT des privés d'emploi et précaires lance un appel à tous les chômeurs et précaires pour qu'ils se mobilisent et s'organisent, nous les invitons à participer à la journée nationale de mobilisation à l'initiative de toutes les organisations syndicales le 19 mars prochain.
D'autre part nous appelons également les privés d'emploi qui rencontrent des retards sur le paiement de leurs indemnités chômage à prendre contact très vite avec les comités locaux les plus proches de leur lieu de résidence dont les coordonnées vous sont données ci-dessous, pour organiser une riposte à la hauteur de leurs attentes.
Les cascades de licenciements et de plans sociaux se multiplient, le nombre de chômeurs explose. Les jeunes et les précaires, les plus fragiles d'entre nous en sont les premières victimes.
Malgré cette situation, les négociations de l'assurance chômage qui ont pris fin le 24 décembre débouchent sur une convention ( refusée par 4 organisations syndicales dont 3 vont user de leur droit d'opposition ) qui va laisser un chômeur sur deux sans indemnité avec une baisse du temps d'indemnisation qui aura pour conséquence de jeter encore plus vite les privés d'emploi dans la précarité et l'exclusion.
De plus depuis fin novembre l'UNEDIC en cours de fusion avec l'ANPE se trouve dans l'incapacité d'indemniser des milliers d'allocataires en temps et en heure, dont des milliers qui n'ont pas été indemnisés avant les fêtes.
Le Comité National des chômeurs et précaires CGT exige :
Une renégociation de l'assurance chômage permettant l'indemnisation de tous les privés d'emploi, y compris les primo demandeurs, avec une durée d'indemnisation suffisante et un montant permettant non pas de survivre mais de vivre et de rechercher un véritable emploi,
Une modulation des cotisations chômage taxant les entreprises qui usent de contrats précaires, la taxation de l'intéressement de la participation et des stocks option.
La régularisation de tous les dossiers en retard et l'indemnisation immédiate de tous les privés d'emploi concernés.
Pour toutes ces raisons et parce que le gouvernement doit prendre des mesures efficaces pour sauvegarder l'emploi à contrario des licenciements et délocalisations.
Parce que la journée historique du 29 janvier doit être un point d'appuis fort pour obtenir des réponses concrètes à nos revendications.
Parce que les chômeurs et précaires ne doivent plus être les dindons de la farce.
Le Comité National des chômeurs et précaires, appelle tous les privés d'emploi et précaires à participer massivement à toutes les initiatives et manifestations prévues le 29 janvier dans les
départements, pour dire NON à la politique de l'emploi du gouvernement SARKOZY
Le Secrétaire Général
Jean François KIEFER
Montreuil le 27/01/2009
OVE (offre valable d’emploi) transformée en ORE (offre raisonnable d’emploi).
Effectivement c’est de l’or pour le patronat, en obligeant les demandeurs d’emploi à accepter ce que le patronat a toujours souhaité c'est-à-dire la précarité sous payée.
La culpabilisation, la répression, la sanction, voila le véritable accompagnement des demandeurs d’emploi.
Autant le licenciement devrait être une séparation à l’amiable, autant le retour à l’emploi devrait être contraint aux exigences patronale.
La Cgt chômeurs réaffirme l’exigence du droit au travail et du respect des travailleurs en revendiquant le droit à un travail choisi, décent, en CDI, correctement rémunéré.
Toute autre proposition d’emploi ne répondant pas à ces critères ne peut être considéré comme raisonnable, acceptable, valable, peut importe les qualificatifs, les vocables, ils restent inadmissibles et contraires aux intérêts de tout salariés et du monde du travail que l’on cherche à précariser et à sous payer.
Nous invitons tous les demandeurs d’emploi à faire valoir ces exigences et ces droits Les concernant.
A rejoindre la Cgt chômeurs afin de ne pas rester isoler face aux conditions qui nous sont faites d’obligations invraisemblables : stages non rémunérés, formation non qualifiantes, non diplômantes, obligation de réponse à des offres d’emploi précaires de quelques heures, de suivi et d’accompagnement de recherche d’emploi par des entreprises privés faisant des bénéfices sur le dos de l’assurance chômage.
Nous refusons ces pressions morales, les menaces et les sanctions nous ne sommes pas des délinquants du travail, les véritables profiteurs engrangent par milliards des profits sur le dos de tous les salariés et les licencient ensuite.
La Cgt chômeurs réaffirme son
opposition à toute mesure coercitive et dénonce fermement la politique réactionnaire du gouvernement Sarkozy.
Montreuil le 12-06-2008
Po/Le Comité National CGT des Privés d’Emploi
Christian GARCHERY
Secrétaire Général Adjoint

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Date de création : 03/04/2006
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