L'affaire des recalculés - ces chômeurs à qui on avait brusquement supprimé leurs droits sans crier gare - avait fait couler beaucoup d'encre et mobilisé pas mal de tribunaux (des milliers de procès à travers toute la France) à l'époque en 2004.
La suite on la connait : les chômeurs avaient gagné à Marseille (puis dans le reste de la France), décision confirmée en appel à Aix. L'émotion qu'avait suscitée cette affaire avait contraint le ministre de l'époque à annuler par décret le fameux recalcul. L'UNEDIC avait alors saisi la cour de cassation et, celle-ci ayant cassé l'arrêt d'Aix, l'UNEDIC, encore elle, avait décidé de saisir la cour d'appel de Lyon comme l'arrêt de la cour de cassation lui en donnait la possibilité.
La cour de Lyon vient de rendre son arrêt. Il est significatif. Voici en substance les attendus et la décision qui en résulte :
Comme nous savons bien que les juges savent lire, compter, n'ont pas perdu de pièces et connaissent le droit, nous devons en conclure qu'ils savent surtout obéir...
Par cet arrêt l'UNEDIC (et demain une caisse de retraite, une assurance...) tient la décision à laquelle elle aspirait : pouvoir à tout moment remettre en cause la règle édictée, pouvoir de façon rétroactive, unilatérale et sans prévenir restreindre les droits des allocataires !!
Le comité national CGT des chômeurs n'en restera pas là et fera connaître prochainement les initiatives qu'il compte prendre en ce sens.
Montreuil le 2 avril 2009
lire
ici
11 heures : Rassemblement contre la
politique de Sarkozy
expression libre, témoignages.
De 12 à14 heures : Forum de la culture,
avec intervention des acteurs
culturels; pique-nique tiré du sac
Quant le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs « art 35 de la déclaration des droits de l’homme 1789 »
Face à la volonté manifestée d’empêcher les salariés privés d’emploi de pouvoir faire valoir leur droit élémentaire qui est le droit de vote aux élections prud’homales, il nous faut investir massivement les commissions de recours dans les mairies afin de vérifier l’inscription de ceux-ci sur les listes.
Le 3 décembre, il faut que les demandeurs d’emploi fassent entendre leurs voies.
« Elisabeth, jeune chômeuse, à la recherche de 150 marks pour acheter une carte de VRP, veut vendre son corps à l’institut d’anatomie…. »
Triste résumé d’une pièce de théâtre qui va se jouer bientôt à Nîmes et qui a été écrite en
Décembre 1932 mais dont l’histoire pourrait être celle d’une jeune femme d’aujourd’hui.
Nous avons décidé de nous associer au TRIPTYK THEATRE et son metteur en scène Denis Lanoy
en proposant un débat sur notre société et ses dégâts humains.
D’un coté un pessimisme grandissant se développe. De l’autre une montée en puissance de la pauvreté. Les privés d’emploi comme les salaries sont poussés vers l’abattement et pire le retranchement.
Sous couvert de « la pauvreté grandissante » on met en place des mesures comme le RSA qui ne vise qu’à détruire un peu plus le salariat mais qui risquent surtout d’opposer davantage les privés d’emploi aux précaires et aux salariés.
Comment deux personnes peuvent lutter ensemble lorsque l’une est salariée à l’ANPE et l’autre est privée d’emploi ? Comment accepter la liquidation de salariés par une régie de quartier qui est sensée faire de l’insertion ? Comment nos services publics vont-ils pouvoir résister face à la précarisation de l’emploi ?
Comment s’épanouir et vivre de son travail ? Quelle place pour les loisirs, la culture quand on est condamné à survivre ?
Autant de questions intéressantes autour desquelles nous voulons débattre avec vous et les camarades de ces secteurs :
Débat : lundi 13 octobre 17 H 30 A la Bourse du travail CGT
1300 Avenue Georges Dayan à Nîmes
AVEC LA PARTICIPATION DE :
· Charles Hoareau CGT Bouches du Rhône : en lutte dans le secteur du nettoyage industriel.
· Jean Jacques Miniana responsable régional CGT ANPE .
· Un représentant de la CGT spectacle.
· Bruno Marin chômeur CGT Nîmes :licencié pour avoir lutté contre son employeur.

Nous contacter: 04 66 28 72 72
Date de création : 03/04/2006
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